Who makes the news logo
Déclaration de la WACC à l’occasion de l’édition 2009 de la Journée internationale de la femme Print Email

La Journée internationale de la femme est une occasion de célébrer l'émancipation des femmes dans tous les domaines : social, politique, économique et culturel. C’est aussi une journée pour réfléchir aux combats des femmes et aux barrières structurelles qui continuent de freiner leur progression et remettent parfois en question leurs acquis.

Le thème des Nations Unies pour l’édition 2009 de la Journée internationale de la femme est « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes et des filles ». En 2005, le Projet mondial de monitorage des médias (GMMP), sous la houlette de l’Association mondiale pour la communication chrétienne (WACC), a révélé qu’à l’échelle planétaire, 1 % seulement des reportages avaient pour thème la violence sexiste. Pourtant, d’après l’UNIFEM, « la violence à l’égard des femmes et des filles constitue un problème aux proportions épidémiques. Dans le monde, au moins une femme sur trois a, durant sa vie, été battue, contrainte d’avoir des relations sexuelles ou victime d’autres types de sévices. » Le rapport Qui fait l’actualité ?, publié en 2005 par le Projet mondial de monitorage des médias, déclare que « d’innombrables événements et incidents de violence sexiste se produisent quotidiennement, mais que les medias, fidèles à leurs valeurs et leurs priorités, ont apparemment décrété que ces événements n’étaient pas « dignes de figurer aux nouvelles ». Le public ne connaît donc ni l’échelle, ni l’ampleur du problème. »

Le Projet mondial de monitorage des médias a révélé que, même lorsque la violence sexiste fait la une des nouvelles, les incidents sont relatés d’une manière qui normalise ce comportement, le rendant insignifiant et cautionnant ainsi sa perpétuation. En 2008, un groupe d'expert des Nations Unies a conclu à l'issue d'une réunion que « les représentations médiatiques influencent considérablement ce que la société conçoit comme des comportements et des attitudes acceptables. » En sensibilisant les journalistes et le personnel des médias aux droits des femmes et aux causes fondamentales de la violence à l’égard des femmes, il est possible d’influencer la façon dont le problème est relaté et par la même de combattre les stéréotypes ».

La WACC se félicite des efforts entrepris par les professionnels des médias qui formulent des recommandations journalistiques non discriminatoires et les mettent en pratique afin d’éliminer les reportages qui banalisent et normalisent la violence sexiste. Les Recommandations sur le reportage de la violence à l’égard des femmes, publiées en novembre 2008 par la Fédération internationale des journalistes, constituent un exemple louable.

Le prochain Projet mondial de monitorage des médias, prévu pour novembre 2009, recueillera des données sur les médias d’information, selon des critères bien précis, afin d’apprécier les changements survenus depuis l’édition 2005. Les changements observés dans les reportages sur la violence sexiste constitueront un aspect important de ce projet.

La WACC exhorte les individus, les groupes et les organisations à collaborer avec elle dans le cadre du prochain projet mondial de monitorage qui aura lieu au mois de novembre. Pour mener à bien ce projet, il faudra des bénévoles dans tous les pays. Si vous souhaitez participer, vous trouverez tous les renseignements nécessaires au http://www.whomakesthenews.org/

 
Creative Commons License This work is licensed under a Creative Commons Attribution 2.5 Canada License.